Projet "Green Wave"

présentation

 

Conjointement à son projet de réserve naturelle qui se déroule sur un temps long, l’association Hyzaekû lance une nouvelle branche d'activité, plus directe et plus simple à mettre en œuvre. Celle-ci vous permet surtout de participer plus facilement à faire vivre les valeurs et l’amour de la nature qui nous anime tous. C’est autour du repeuplement d’arbres, et à travers son nouveau projet : «Green Wave» littéralement la Vague verte que nous vous invitons à donner un coup de main pour la planète.

 

 

Si le cœur de la structure que représente l’association Hyzaekû se prête mieux à la construction de projet sur le long terme, pourquoi ne pas nous mobiliser tous en tant qu’individu pour planter les graines d’une belle action collective ?

 

 

Le projet «Green Wave» , est justement une réponse à cette questions que nous vous proposons pour clore cette année avec un geste, une action de soutien à notre cher Nature.

 

 

Cette initiative nous invite tous à prendre une place d’acteur principal de ce projet, en agissant en plantant un minimum de trois arbres ou arbustes pour cette fin d’année et celle à venir. La mortalité des jeunes arbres pouvant être importante, 3 arbres garantissent plus de chances de voir un bel arbre croître et prospérer grâce à nous.

 

 

Ainsi, chacun pourra participer activement à mettre en place une belle actions positives au service de la vie autour de chez soi, tout en renforçant son lien à la Terre et au végétal. Planter des arbres nous invite à faire naître ou grandir la joie de ramener de la vie, tout simplement. Ce projet nous invite à chérir le monde naturel qui nous offre tant au quotidien.

 

 

Afin d'accompagner les plantations au plus juste et mettre plus de sens dans cette action, nous partagerons quelques textes/contenus régulièrement, qui, je l’espère, participeront à construire plus de connaissance et de partage autour du monde magnifique du peuple des arbres !

 

 

En cette période qui peut parfois nous sembler anxiogène, se connecter au vivant autour de nous à travers les plantes et les animaux peut nous apporter un soutient généreux et positif.

 

 

Ensemble, nous avons la force de planter plusieurs milliers d’arbres par an et soutenir ainsi les millions d’êtres vivants qui prospéreront demain grâce à notre action collective.

 

Le projet en étape

Première étape :

voici le texte de présentation afin d'ammorcer les futures plantations dans de bonnes conditions.


 

 

 

 

 

 

 

 

GREEN WAVE

 

 

 

Objectifs et description du projet: soutenir la biodiversité par la plantation d'arbres et arbustes par des particuliers (adhérents, entreprises, associations, organismes publics) et le développement de projets autour de l'Arbre.

 

 

 

Moyen mis en œuvre : proposition pour chaque adhérent, de participer à la plantation de trois arbres et arbustes.

 

 

 

 

 

 

Le projet green wave s'inscrit au centre d'une démarche globale visant à promouvoir et encourager une plus grande naturalité des espaces.

 

En prenant pour thème principal la plantation d'arbres et d'arbustes, il souhaite participer à la mise en place d'une dynamique positive d'action autour des arbres.

 

Parallèlement, ce projet vise à démocratiser une plus grande connaissance globale autour des arbres, du monde végétal, des interactions qui l'animent et à promouvoir une plus belle entente dans notre relation à la Terre.

 

 

 

Ainsi, en accord avec les valeurs de l'association HYZAEKU, le projet Green wave invite chaque adhérent à planter trois arbres et/ou arbustes dans les deux années à venir.

 

 

 

Dans le but de favoriser un avenir prospère à ces arbres, nous proposerons un accompagnement de la démarche par des articles et des dossiers thématiques au fil du temps, autour de différents thèmes.

 

 

 

Ces thèmes se répartiront autour des axes suivants :

 

 

 

-Observation

 

-Prise de contact

 

-Plantation

 

-Réflexion/évaluation

 

 

 

Ce projet sera amené à naviguer à travers les différentes énergies que portent ces thèmes, afin d'enrichir notre conscience, nos connaissances, nos compétences, et nous aider à revoir nos positionnements en fonctions de nos apprentissages et expériences.

 

 

 

 

 

 

 

Phase d'observation

 

 

 

 

 

Commencer par une phase d'observation nous permet une approche en douceur, une évaluation de notre vision du monde végétal. Comme une trame de rêve qui se tisse en chacun de nous, cette phase nous invite à ralentir, à revoir nos priorités, et revenir vers l'intérieur, vers l'essentiel, ce qui est important à nos yeux. Les énergies de l'été qui nous bercent nous poussent également vers une joyeuse effervescence de la vie qui se joue au diapason des rythmes auxquels nous sommes tous soumis.

 

 

 

Nous souhaiterions vous encourager à tirer parti de cette période estivale pour observer. Observer cette vitalité puissante autour de nous. En profiter pour ouvrir notre regard à ce dont nous n'avons pas l'habitude, ou ce que nous oublions parfois de regarder. Par ce simple exercice, ce petit effort peut nous faire découvrir des endroits inédits et nous aider à retrouver une certaine curiosité, un émerveillement qui nous fait parfois défaut. Ces qualités nous invite à nous interroger sur nos croyances pré-établies et à nous ouvrir à cette incroyable diversité qui peut se révéler à nous.

 

 

 

Chacun de nous a pu vivre cette expérience : tant que notre regard n'est pas formé à une certaine image, nous ne la reconnaissons pas, ne la remarquons pas. jusqu’à ce que qu'un jour, nous nous ouvrons à cette « nouveauté ». Et soudainement, notre regard « ouvert » perçois cette information disponible à tous les coins de rue. C'est ce qui se passe lorsque nous identifions une espèce végétale pour la première fois. Ou que quelqu'un nous montre un petit chemin que nous ne connaissions pas.

 

 

 

Alors, pourquoi ne pas commencer par une observation plus attentive de l'environnement immédiat qui nous entoure, avec joie et curiosité sincère ? Nous pourrions juste commencer par remarquer. Prendre note. Commencer par créer un contact, un peu plus étroit chaque jour avec la vie spontanée qui nous entoure. Comme cette fleur qui s’épanouit dans une fente de trottoir. Cette araignée qui a bâtie sa toile entre deux barreaux de portail. Cette jeune pousse d'arbre qui pointe le bout de sa tige au pied d'un arbuste.

 

 

 

Puis observer la façon dont les choses s'organisent entre elles. Les interaction entre tous les éléments dans le temps et dans l'espace. Comment chacune des petites herbes d'un talus prend le relais d'une autre quand le temps lui est favorable, étalant ainsi toute une palette de couleurs échelonnées. Observer ces successions de dominances végétales. Puis, comment, spontanément, les cycles végétaux se mettent en place afin de maximiser densité et diversité, en couvrant tous les espaces possibles. Regarder bien. Le nombre d’espèces spontanées qui poussent ensembles, chacune à leur « étage » ,se succédant parfaitement dans le temps et profitant de l'espace disponible tout en offrant leurs multiples services en retour.

 

Pourquoi me direz vous, s’intéresser aux petites plantes vertes dans le grand thème des arbres ? Car ces êtres majestueux ne vivent pas de façon séparée, chacune dans leur coin, mais bien en interaction constante avec l'ensemble de la vie. Observer au plus près de la surface est aussi utile que de lever les yeux vers la cyme d'un grand arbre. Comment contourner les filtres dont nous n'avons pas forcément conscience et qui peuvent nuire à notre manière de considérer le vivant? Peut être en se donnant la peine de regarder un peu plus attentivement et d'accepter de sortir de nos habitudes. De grandes choses peuvent se découvrir par l'observation attentive de si petits phénomènes.

 

Réinventer notre regard sur les plantes peut nous paraître inconfortable mais aussi nous apporter beaucoup.

 

 

 

 

 

Voila une belle motivation à ouvrir notre conscience à la nouveauté, et auquel peut nous inviter ce monde végétal, et notamment celui de l'arbre . C'est une bonne occasion, pour se familiariser avec ceux ci, de commencer a chercher à les regarder avec plus de curiosité. Cela peut être simplement d'observer la façon dont un arbre isolé étalera sa ramure. Puis de noter comment des arbres de la même espèce évoluent lorsqu'ils poussent en bosquet, ou au sein d'un espace forestier. Cela peut être de regarder l'architecture de ses branche, son port. Ou encore la forme de ses bourgeons. Ou bien les espèces de lichens qui couvrent son tronc, les insectes qui circulent à sa surface, les arbustes et les plantes herbacées qui aiment poussée à l'ombre de sa compagnie.

 

Observer les ensembles. Observer les détails. Toucher, sentir, respirer, goûter même selon les cas.

 

Mettez votre main dans un sol couvert de végétaux en plein soleil, et à l'ombre. Faites de même dans un sol a nu, ou très faiblement couvert. Observer la texture du sol, sa couleur, sa structure, sa tenue, selon l'intimité de son lien avec le végétal. Observer la tenue d'un talus ou croissent arbres, arbustes et plantes herbacées comparée à un tas de terre nu exposé au vent et au soleil.

 

Développer ce sens de l'observation peut nous amener à pousser notre réflexion un peu plus loin et de nous rapprocher petit à petit de certaines tendances qui semblent liées à l'organisation de la vie.

 

On pourrait voir par exemple la couverture végétale de la terre comme une sorte d'épiderme. Sa « peau ». Cette couche qui permet le maintien de la température, d'une hygrométrie constante et bénéfique pour la vie de la Terre, qui la nourrit et la protège de toutes sortes d'agressions. On pourrait continuer l'analogie en considèrent que c'est une zone d'échange intense entre le monde minéral sous la surface et la couche atmosphérique à sa surface. Et comme la peau, le sol est à la fois vital, malléable, et extrêmement fragile.

 

 

 

C'est également cette couverture végétale et sa continuité au sol qui permet la circulation de tous les organismes vivants. Comme l'eau est nécessaire aux organismes marins pour évoluer dans l'espace, les trames végétalisées arborées sont essentielles au déplacement des organismes terrestres.

 

 

 

Cela peut nous amener à réfléchir à toutes les contraintes auxquelles sont soumis le végétal, et aux stratégies d'adaptation incroyables que les plantes mettent en place afin d'assurer la continuité de leurs fonctions biologiques. Et peut être serons nous amener à nous inspirer des qualités incroyables qu'elles expriment, voir, de les regarder avec respect ou admiration.

 

Toutes ces herbes au jardin par exemple que nous arrachons machinalement, sans forcément les considérer pour ce qu'elles sont, ou chercher à comprendre la raison de leur présence ou les services immenses qu'elles fournissent au quotidien. Cette cardamine qui pousse entre deux salades, ce plantain poussant inopinément à l'entrée de la maison, ce chardon dans les pavés de la cour.

 

 

 

Nous portons parfois un regard sévère sur les « mauvaises herbes », les « espèces envahissantes », les herbes folles au bord des routes et des trottoirs, les jeunes arbres ou arbustes qui se répandent des que la terre est laissée quelques temps à elle même. Changer ce regard, au moins pendant un instant nous permet de comprendre un peu plus les dynamiques de ces mécanismes, et peut nous inspirer à travailler avec plus de joie et de collaboration avec ces forces de vie en action. La plus petit chose, regardée avec respect de sa propre vie et avec amour peut nous amener de bien beaux échanges.

 

 

 

Tout ce que nous offrons à la nature, elle nous le rendra avec puissance dans sa grande générosité. Nous pouvons commencer par un regard, une attention. Laisser un pot de fleur avec des « mauvaises »  herbes pousser en friche. Accepter pour une période de floraison de laisser les fleurs au pied du muret, d'adopter une fauche plus tardive, ou encore réserver un espace non tondu au jardin.

 

Cela nous permettra peut être de voir que le principe de coopération peut compléter la vision compétitive qui nous à été inculquée face à la nature. Mais aussi d'observer comment une petite action, un petit changement peut provoquer des bouleversements tant favorable que défavorables a certaines formes de vie.

 

Planter des arbres, c'est aussi se familiariser avec l'ensemble de la vie terrestre, et tâcher d'en appréhender certains fonctionnements. Se rapprocher de la nature, c'est se rapprocher de nous même.

 

 

 

activité proposée

Voici une petite proposition d'un temps d'activité simple.

 

 

Conseillée sans téléphone portable, pour se rendre pleinement disponible à l'instant.

 

 

 

 

Il s'agit de faire une petite ballade, en prenant le temps, et en se rendant disponible, c'est à dire ouvert, à l'écoute, et centré sur le moment présent.

 

On peut commencer par se concentrer sur la façon dont notre plante de pied se déroule sur le sol, cm par cm, pendant que nous amorçons notre promenade. Quelles parties sont en contact, quelles parties ne le sont pas. Depuis ce déroulement de la voûte plantaire, observer comment le mouvement remonte tout le long du corps, en passant par toutes les articulations, jusqu'à la tête. Observer le chemin du mouvement, la balance du corps qui se créer. Essayer de détendre progressivement toutes les zones en tension, jusqu’à la respiration, pour arriver à une marche peut être très lente, mais fluide, détendue. Respirer calmement, à chaque pas, avec aisance, avec plaisir.

 

Dirigez vous vers un endroit que vous aimez bien, ou qui vous attire, pour sa quiétude ou sa beauté. Si cela est possible, enlevez vos chaussures et vos chaussettes, et marchez avec attention sur la pelouse, les herbes , les cailloux ou les feuilles sèches. Vous pouvez noter la différence dans le déroulement du pied, et dans toute la structure de la marche. Les points de contact ainsi que les zones du pied qui évitent le sol deviennent alors plus évident.

 

Asseyez vous quelque part confortablement. Fermez les yeux. Et commencer à écouter. Écoutez tous les bruits différents qui s'offrent à vos oreilles. Les oiseaux, les insectes sur le sol, les moteurs, ou tout autre bruits. Vous pouvez les comptabilise mentalement ou sur les doigts de vos mains. Puis ouvrez grandes vos narines pour vous ouvrir à chacune des odeurs que vous pouvez percevoir, en faisant le même exercice.

 

Après un certain temps, ouvrer les yeux, et regarder attentivement chacune des couleurs que vous pouvez observer autour de vous. Combien pouvez vous en dénombrer ? Vous est il possible de discerner et de décrire chacune des nuances ?

 

 

 

Ensuite, concentrez vous sur les végétaux plus particulièrement. Sur les formes, les couleurs, les architectures. Semblent elles se répéter ? Être unique ? Peut importe ici de connaître ou de reconnaître leurs nom ou qui elles sont. Il s'agit simplement d'un exercice d'observation.

 

Combien d’espèces végétales différentes pouvez vous distinguer?

 

 

 

Puis, levez vous. Rapprochez vous d'un arbre. Assez près pour le toucher. Respirez son écorce, ses feuilles, ses fleurs. Regarder la couleur de ses tiges, de ses bourgeons. Collez vos oreilles sur son tronc. Touchez le avec le bout de vos doigts, puis avec le bout de vos doigts de pied. Écoutez tous ce qui se passe à l'intérieur de vous. Écoutez le flot incessant de pensées qui se déversent, et tâcher de ne vous accrochez à aucune. Pendant un instant, retrouver juste la joie simple, enfantine de la découverte sensorielle avec cet être vivant. Prenez conscience de sa présence. De sa verticalité. De la connexion qu'il représente entre la terre et le Ciel. De ses racines qui plongent profondément dans la Terre, liées à la trame souterraine du vivant. Écoutez les mouvements des liquides qui circulent, depuis le sol, au sein du tronc, et dans le houppier qui s'étend vers le Ciel.

 

N'écouter ni les jugement de valeurs que vous pourriez apposer sur cet arbre ou sur vous même, ni sur la qualité ou la quantité de vos ressenti, sur la cuisine du soir ou le sens du fondé de faire cet exercice. Cela peut vous paraître stupide, ou sans valeur. Ce n'est qu'un exercice.

 

 

 

Prenez juste quelques minutes pour vous ouvrir simplement à la présence de cet arbre, sans rien chercher à faire d'autre, sans rien attendre. Jusqu'à ce que vous vous sentiez plus détendu.

 

 

 

Puis, calmement, revenez à vous. Remercier ce lieu dans lequel pousse cet arbre. Remettez vos chaussures ou continuer votre promenade pied nus si cela vous chante. Cultivez la neutralité dans un premier temps permettra petit à petit d'améliorer les émotions positives que nous pouvons ressentir à pratiquer ce genre d'exercice, et envers les plantes de façon général.

 

 

 

Quelques suggestions :

 

 

 

-La plupart des membres végétaux de la même espèce fleurissent peu ou proue en même temps. Choisissez une espèce qui fleurit ou fructifie et que vous puissiez reconnaître, et cherchez là. Partout, dans tous vos déplacement pendant un certains temps. Cela participera à affiner votre regard et apprendre à différencier petit à petit des individus au seins d'un vaste tableau vert. Cela permet également de se rendre compte du nombre d'individus de cette espèce qui se révèlent ainsi à nous.

 

 

 

-Donnez vous le défi d'identifier trois arbres ou arbustes d’espèce différente dans la semaine. On trouve des clefs d'identification (se sont des documents qui permettent facilement d'identifier les principales espèces en répondant a des questions simple) des arbres très faciles d’accès sur internet, à tous les stade de développement. Faites attention à choisir une clefs qui correspond aux espèces présentent dans votre région. De nombreuses espèces sont importées et ne poussent pas spontanément cher nous. Si vous ne parvenez pas à les identifier avec une clef de végétation locale, il s'agit très probablement d’espèces horticoles ou exotique. Ce n'est donc ni vous ni la clef. Changer d'arbre, ou de clef:)

 

Une fois ces arbres identifiés, renseignez vous sur leur histoire. Vous pourriez découvrir des choses passionnantes.

 

 

 

 

 

Florelle Antoine - Ethno-botanicienne, Secrétaire Générale Hyzaekû