La migration : les oiseaux,pilotes du ciel

Même s’il est délicat de donner des généralités concernant les migrations, tellement il existe de différences selon les espèces, on peut dire que chaque année, des dizaines de millions d’oiseaux quittent leurs lieux de reproduction et entament un long vol vers leurs zones d’hivernage, parfois situées à plusieurs milliers de kilomètres, la ou sont les ressources alimentaires. Ils reviennent à la belle saison sur la même zone de reproduction. Mais comment trouvent-ils leur chemin ?

 

 

 

Partie 1 – L’art de s’orienter.

 

 

 

Cette question de l’orientation des oiseaux dans leur migration a de quoi susciter à elle seule un émerveillement tout particulier. Comment les oiseaux font-ils pour se diriger ? Comment est-il possible que des jeunes oiseaux sachent ou se rendre dès leur première migration ? Comment se fait-il que les oiseaux sachent faire le même trajet sur des milliers de kilomètres chaque année, avec une précision de l’ordre de quelques mètres pour les hirondelles de cheminée par exemple ? Nous allons voir que les oiseaux sont formidablement équipés par dame nature pour cela

 

 

 

Une capacité innée : la navigation vectorielle

 

 

 

La plupart des oiseaux disposent tout d’abord d’une capacité innée de navigation, appelée migration vectorielle. Dans leur code génétique figure un programme directionnel qui leur permet, dès leur première migration, de se rendre sur leur lieu d’hivernage. Ce programme peut ainsi indiquer à un jeune oiseau « vole tant de kilomètres vers le sud-ouest, puis tant de kilomètres vers le sud-est », etc... Il est même très probable que ce programme soit plus détaillée encore et soit capable de prendre en compte la position géographique réelle afin de compenser d’éventuelles déviations. L’observation de la réorientation des jeunes oiseaux en mer, permet en effet aux spécialistes de penser qu’il existe des sortes de plans de secours, indiquant comment modifier la direction prévue initialement en présence de vent déviant les trajectoires par exemple, ou quelle direction prendre si à l’arrivée du crépuscule la terre n’est pas en vue.

 

 

 

Une capacité qui se développe avec l’expérience

 

 

 

Devenus adultes, les oiseaux acquièrent une seconde capacité de navigation. Une expérience a été faite sur des fauvettes à tête noires, qui a permis de le mettre en évidence. On a pour cela déplacé les oiseaux avant leur migration d’hivernage, afin d’observer quel serait leur comportement et s’ils intégreraient ou non ce changement de position initiale. Les adultes ont su intégrer ce changement, et sont remonté sur les zones d’hivernage connues, malgré le changement de leur lieu de départ. Les jeunes, en revanche, ont gardé le même angle de direction, sans tenir compte du déplacement qui avait été fait. Ils ont migré selon un cap parallèle au cap original, et se sont donc retrouvés à un autre endroit que le lieu d’hivernage prévu. Cette expérience a permis de montrer qu’il existe un comportement migrateur inné chez les jeunes, qui vont se déplacer uniquement avec le canal vectoriel, et élaboré chez les adultes, qui ont une carte cérébrale acquise par l’expérience !

 

Comme nous l’avons dit en introduction, il y a beaucoup de comportements qui varient selon les espèces. Pour illustrer cela au sujet de l’orientation, on peut citer l’exemple des Corneilles mantelées, qui sont capables de corriger les composants latitudinaux de leur déplacement, mais pas les composants longitudinaux.

 

 

 

Les oiseaux disposent donc d’un programme inné, qu’ils sont capables d’enrichir par l’expérience. Mais comment font-ils pour savoir où sont les directions ? L’expérience citée précédemment a permis de montrer que les oiseaux ne se servent pas uniquement de repères visuels (reliefs, cours d’eau, qu’ils ont du remplacer parfois par les villes, les réseaux routiers etc…), puisque même en les changeant de point de départ, ils sont capables de retourner au même endroit. On peut imaginer qu’ils se repèrent avec le soleil ? Dans ce cas comment font-ils lorsque le soleil est caché par les nuages ? Comment se repèrent-ils la nuit ? Là encore, les oiseaux disposent de plusieurs ressources.

 

 

 

Le compas solaire

 

 

 

Les oiseaux utilisent d’abord ce que l’on appelle un compas solaire. Des expériences ont permis de montrer que les oiseaux se dirigeaient en fonction de la position du soleil à une heure donnée. En orientant un « faux soleil » sur des étourneaux sansonnets, le biologiste Gustav Kramer a observé que les oiseaux modifiaient leur direction lorsque l’on modifiait l’origine de la source lumineuse simulant la lumière du soleil.

 

Pour recalibrer ce compas solaire régulièrement, ils utilisent les rayons du soleil, principalement au lever et coucher du soleil, au moment ou la lumière est polarisée. De façon très simplifiée (car le sujet est technique), c’est le moment ou la lumière va dans une seule direction et leur permet donc de situer précisément le soleil. Ils s’en servent également par temps couvert, dés qu’une trouée se fait dans les nuages et laisse passer les rayons du soleil. Les ornithologues eux-mêmes n’expliquent pas encore vraiment comme les oiseaux procèdent pour cela.

 

 

 

Le compas stellaire

 

 

 

Les oiseaux sont aussi capables de se repérer la nuit, grâce aux étoiles, à l’aide de leur compas stellaire. Ce phénomène a pu être démontré par différences expériences réalisées en planétarium. Au fur et à mesure que l’on faisait tourner la voûte céleste artificielle du planétarium, les oiseaux se positionnaient différemment, afin de rester alignés sur leurs constellations de référence. Les scientifiques ont également fait le test de masquer l’étoile du nord (qui est la seule étoile qui ne bouge pas dans le ciel), et « fixé » artificiellement une autre étoile dans le planétarium. Ils ont alors constaté que les oiseaux prenaient cette étoile fixe en repère, comme si elle était l’étoile du nord. Cela signifie qu’ils savent reconnaître la seule étoile fixe parmi la myriade d’étoiles qui garnit le ciel.

 

Quant aux migrateurs nocturnes qui traversent le Sahara pour aller jusqu’en Afrique du sud, ils doivent aussi gérer le fait que les configurations stellaires sont totalement différentes lorsqu’on franchit l’équateur et change d’hémisphère. Cela implique donc qu’ils ont la capacité de lire et de s’orienter en suivant des configurations stellaires différentes.

 

 

 

Le nord magnétique

 

 

 

Et quand ni les étoiles ni le soleil ne sont visibles ? Les oiseaux disposent d’un autre outil, qui nous parait encore moins accessible à nous humains : ils se basent sur le champ magnétique terrestre. Lorsque l’on modifie expérimentalement le champ magnétique terrestre, et ainsi la direction apparente du nord magnétique, les oiseaux modifient leur orientation. C’est cette capacité de capter le champ magnétique terrestre qui leur permet de s’orienter dans la bonne direction même quand le ciel est totalement couvert et rend impossible la navigation stellaire.

 

Les oiseaux utilisent aussi le compas magnétique pour calibrer les autres compas. Ainsi les scientifiques ont démontré que les pigeons voyageurs par exemple, utilisent le compas magnétique pour calibrer leur compas solaire, tandis que la fauvette des jardins ainsi que le rouge-gorge utilisent le compas magnétique pour localiser l’axe de rotation du ciel nocturne et ainsi tenir compte des changements de configuration des constellations d’étoiles à mesure qu’ils progressent dans le ciel.

 

On a observé aussi que des oiseaux mis en présence d’un champ magnétique terrestre identique à celui se trouvant à l’entrée du Sahara, se mettent à manger comme ils le font aux abords du Sahara, afin d’anticiper une longue période sans ressources alimentaires. En plus de leur permettre de s’orienter, ce compas magnétique permet donc aussi aux oiseaux de savoir ou faire leurs haltes.

 

 

 

L’odorat

 

 

 

Et pour compléter cet arsenal, au cas où cela ne suffirait pas, pour s’orienter, les oiseaux peuvent également faire appel à leur odorat. On a observé les goélands bruns, qui migrent pour hiverner en Afrique de l’est : ceux privés de leurs capacités olfactives et conservant leur sens magnétique, ont plus de mal à rejoindre leur voie de migration que ceux privés de leur sens magnétique et conservant leurs capacités olfactives.

 

Ce phénomène a été beaucoup étudié sur les pigeons, qui pourraient se diriger grâce aux odeurs transportées par le vent, se créant une sorte de carte mentale olfactive autour de leur pigeonnier, et qui ont beaucoup de mal à retourner à leur pigeonnier une fois privé du sens de l’olfaction.

 

 

 

 

 

Partie 2 - Les vedettes de la migration…des chiffres qui donnent le vertige

 

 

 

·         13 560 km sans escale : La Barge rousse d’Alaska, s’est rendu en Nouvelle Zélande en volant non-stop pendant 11 jours et nuits

 

·         3g :  Le Colibri à gorge rubis a le record du plus petit migrateur connu et parcours 12 000 km du sud du Canada à l’Amérique centrale.

 

·         64 000 km par an : Le Puffin fuligineux migre de la nouvelle Zélande à l’Alaska, et réalise l’équivalent d’une fois et demi le tour de la terre chaque année.

 

·         11 300 m d’altitude : Le Vautour de Ruppell, percuté en vol (hors migration) par un avion détient le record de l’oiseau observé à la plus haute altitude.

 

·         830 km par jour : L’hirondelle noire effectue en vol l’équivalent de 20 marathons chaque jour.

 

 

 

 

 

Partie 3 – Les dangers du voyage

 

 

 

Des défis naturels

 

 

 

Durant ces semaines ou ces mois de trajet, les oiseaux doivent dépasser un grand nombre de difficultés. Certaines difficultés sont d’ordre naturelle, telles que le survol des mers et des océans, le passage des montagnes, ou la traversée des déserts. Dans toutes ces zones, les ressources alimentaires sont rares voire inexistantes, ou inaccessibles. Ils subissent des conditions météorologiques parfois difficiles, et doivent s’adapter aux vents, aux tempêtes, et trouver des lieux de halte leur permettant de reconstituer leurs réserves de graisse.

 

 

 

En plus de ces défis que la nature leur amène, les oiseaux doivent aussi faire face à de nombreuses difficultés d’origine humaine.

 

 

 

Des difficultés d’origine humaine

 

 

 

L’urbanisation est une des difficultés rencontrées par les oiseaux au cours de leur périple. Comme nous l’avons vu, ils utilisent tous les outils à leur disposition pour s’orienter, et le repérage visuel en fait partie. La modification des reliefs, remplacés par des réseaux routiers ou autre construction humaine est en contradiction avec leur carte mentale et ajoute des difficultés supplémentaires.

 

Les pollutions lumineuses produites par les villes et les éclairages produisent chaque année la mort de millions d’oiseaux. Elle fausse les rythmes naturels de la lumière et de l’obscurité et perturbe leur horloge interne. Les oiseaux peuvent la confondre avec la lumière naturelle du soleil ou des étoiles notamment par temps gris, ou le soleil et la voûte céleste masqués, ne leur donnent pas d’indication.

 

 

 

Les oiseaux rencontrent aussi une difficulté de taille face à la raréfaction des sites de haltes migratoires. Ils ont en effet un besoin vital de se poser au cours de leur périple, pour se reposer mais surtout pour se nourrir.  Il s’agit, selon les espèces, des milieux humides, des milieux boisés littoraux, avec leurs friches et fourrés, de territoires ouverts cultivées ou encore de haies. Certaines zones qui se trouvent sur les couloirs de migrations sont des passages obligés, qu’il est indispensable de préserver, car ils sont particulièrement fréquentés et présentent donc de gros enjeux. En France, ils sont nombreux, et pour n’en citer que quelques-uns, nous pouvons parler de la Camargue, de la baie du Mont-Saint-Michel, du golfe du Morbihan, du bassin d’Arcachon, de la Loire et de la Gironde, des marais côtiers du Finistère, des vallées du Rhin, etc. En plus de ces grands sites de haltes migratoires, c’est l'ensemble des zones humides, petites et grandes, qui forment un réseau dense et cohérent de haltes.

 

 

 

Enfin, la chasse est également à l’origine d’un grand nombre de morts chaque année. Des chasses sont organisées sont effets organisés près des lieux connus pour être des couloirs de migrations. En France, certains cols sont hélas connus pour cela par les ornithologues. C’est le cas par exemple du col de Lizarrieta, ou la Redoute de Lindux, dans les Pyrénées, ou des centaines d’oiseaux sont tués, souvent pour le plaisir, sans que les oiseaux soient même ramassés ensuite. En Afrique, chaque année, des millions d’oiseaux en migration sont pris dans les filets placés illégalement le long des côtes nord-africaines, ou dans des gluaux (rameaux enduits d’une matière visqueuse et collante qui les empêche de décoller).

 

 

 

Comment les aider ?

 

 

 

La réduction de la pollution lumineuse est un des moyens à notre portée. A notre échelle, nous pouvons nous mobiliser auprès de nos communes pour amplifier ce mouvement que certaines mairies ont déjà mis en place, pour réduire les horaires d’éclairage public, ou rejoindre une association de protection des oiseaux. A plus grande échelle, prenons l’exemple de l’île de la réunion, qui a réalisé l’impact des pollutions lumineuses sur deux espèces endémiques de pétrels (endémique signifiant qu’ils ne se trouvent nulle par ailleurs), et ou plusieurs initiatives ont été mise en place pour endiguer le phénomène. Une association a forgé un réseau de sauvetage qui accompagne les particuliers ayant trouvé un oiseau, des bénévoles récupèrent les oiseaux et les font transiter jusqu'à un centre de soins qui permet à environ 85% d’entre eux de reprendre leur route, et depuis 2019, l’opération « nuits sans lumière » a été lancée, grâce à laquelle des partenaires publics et privés éteignent les éclairages la nuit pendant tout le mois d’avril, début de la migration pour cette espèce.

 

 

 

 

En 2024 et 2025 notre association, dans un travail collaboratif avec la communauté de commune mornantaise, a permis de faire évoluer les réglementations sur l'éclairage nocturne de deux zones artisanales dans le but de limiter la nuisance lumineuse affectant la faune dont les oiseaux. C'est plusieurs hectares qui vont ainsi être préservés de cela en région Rhone Alpes. Et ce n'est que le début !

 

Si vous souhaitez vous aussi protéger les zones naturels et lieux de vie des oiseaux, rejoignez notre action.

 

 

 

Au sujet des sites de halte migratoire, des études sur les migrations en Europe ont mis en évidence que le maintien en bon état de certains sites en bon état est une condition à la survie de populations entières. Ce constat a amené la création d’espaces protégés, telles que des réserves naturelles côtières et des réserves de chasse maritimes. Pour rappel, les Etats Membres de l’Union Européenne ont l’obligation de protéger les oiseaux migrateurs, ainsi que de maintenir en bon état de conservation les sites de halte migratoire accueillant des populations d’oiseaux migrateurs ou des nicheurs menacés. A notre humble échelle, nous pouvons prendre soin de nos zones humides, de nos haies, de nos prairies, et même des petites sources d’alimentation que les oiseaux pourraient trouver dans nos jardins laissés un peu plus sauvages.

 

 

 

En conclusion

 

 

 

Dans cet article, nous abordons la migration dans son aspect « orientation », mais il y a beaucoup d’autres choses étonnantes dans ce phénomène, comme les Grivettes qui mettent le cap vers les orages ou se trouvent plus d’insectes, les Milans noirs qui déplacent des branches pendant les incendies pour mettre le feu ailleurs et renforcer l’envol des insectes, ou encore leurs différentes techniques pour s’adapter aux vents, ou économiser leur énergie par les fameuses formations en V…Et la liste est encore longue.

 

La migration des oiseaux est un prodige de la nature. Leur orientation, leur résistance et leur intelligence nous forcent à l’admiration. Apprenons à les protéger, à préserver leurs haltes, et à respecter leurs itinéraires invisibles, mais essentiels.

 

📣 Et si vous en voulez plus ? Prochain article : « Comment les oiseaux économisent leur énergie en vol »

 

 

 

 

 

 

 

Vrai ou faux ?  A vous de jouer

 

 

 

Les oiseaux migrent toujours du nord au sud

Faux

Il existe aussi des migrations est-ouest

 

C’est très majoritairement le cas, mais il y a des exceptions. Des oiseaux migrent du sud au nord, mais aussi d’est en ouest. C’est le cas des oiseaux qui partent du Canada et traversent l’océan pour rejoindre l’Afrique. Le Phalarope à bec étroit par exemple, migre d’ouest en est, depuis l’Europe jusqu’aux cotes pacifiques de l’Amérique du sud. Le Goéland pontique lui aussi, part des terres de l’Europe de l’est pour se rendre sur la face atlantique ou en méditerranée. Enfin il existe des migrations altitudinales. Certaines espèces qui nichent assez haut en montagne vont se rendre à une altitude plus basse en hiver, pour retrouver des ressources alimentaires. Il en ainsi pour le passereau Tichodrome échelette, le Lagopèdes, ou l’Accenteur alpin, qui vont descendre de quelques centaines de mètre d’altitudes et parcourir quelques dizaines de kilomètres. D’autres se déplacent jusqu’au bord de mer, comme le Pipit spioncelle.

 

 

 

Ils volent toujours

❌ Faux :

Certains rampent de buisson en buisson

 

Quand arrive le jour, certains oiseaux qui ont migré la nuit, vont continuer à migrer au sol, de buisson en buisson, en s’alimentant. On parle de migration rampante. C’est ce que font les Mésanges bleues par exemple, ou les Roitelets. 

 

 

 

Leur système digestif grossit avant le désert

Vrai

: Pour stocker plus d’énergie

 

L’oiseau cherche globalement à réduire son poids pour être plus léger pendant la traversée. Toutefois, avant la traversé du Sahara par exemple, les oiseaux vont augmenter la taille de leur tube digestif et le volume de leur foie pour pouvoir s’alimenter d’avantage et faire de plus importantes réserves de gras. Ils sont aussi capables de modifier la taille de leurs poumons, capacité du sang des oiseaux à capter plus d’oxygène lorsqu’ils volent en haute altitude.

 

Ils dorment pendant le vol

Vrai :

Grâce au sommeil hémisphérique

 

Les oiseaux peuvent dormir en volant ? Vrai. Les oiseaux peuvent dormir en plein vol. Les Martinets par exemple, montent le soir jusqu’à 2 000 ou 3 000 mètres d’altitude, la ou les courants vont les soutenir, et alternent des phases courtes de sommeil et des phases courtes de veille avec des battements d’ailes à un rythme plus lent. D’autres sont capables d’avoir un sommeil hémisphérique. C’est-à-dire qu’un hémisphère du cerveau dort pendant que l’autre reste actif, en alternance. Cela va permettre à l’oiseau de voler de manière ininterrompue pendant plusieurs jours. Les scientifiques pensent même que certains peuvent se mettre en mode pilote automatique, et ainsi dormir pendant la nuit, s’alimenter pendant le jour etc…

 

La migration a lieu seulement en automne et au printemps

Faux

: Elle a lieu toute l’année

 

L’idée répandue est que les oiseaux migrent au printemps, pour arriver sur lieu de nichage, et repartent à l’automne, pour retrouver leur lieu d’hivernage. En réalité, même s’il est vrai qu’en décembre et juin par exemple, les passages se font plus rares… des oiseaux migrent toute l’année

 

 

Hélène